Qui seras tu ?

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Déjà alors qu’il n’était encore qu’un fœtus, j’observais les mouvements de mon petit caribou en me demandant quel genre de bébé il serait.
Il était extrêmement actif la journée et pouvait répéter le même coup pendant plusieurs dizaines de minutes sans interruption. Je craignais alors qu’il soit un bébé nerveux ou hyperactif.
Il était par contre plutôt calme la nuit, ce qui me faisait espérer qu’il dorme bien et ne confonde pas le jour et la nuit…
A sa naissance, j’ai pu reconnaître certains de ses mouvements que je ressentais dans mon ventre. Ses mouvements de jambes comme s’il s’entraînait à pédaler, le tremblement de sa jambe lorsqu’il s’étirait, ses mains frottant son petit visage… ce n’est pas un bébé hyperactif, mais bien tonique, et qui a toujours bien dormi la nuit.
Maintenant j’observe ce petit bébé en me demandant quel genre de petit garçon il deviendra.
Il aime observer les petits détails en les touchants du bout de l’index, chercher l’origine d’un bruit, cherche à voir ce qu’il se passe au niveau de la tringle, lorsqu’il arrive à attraper le rideau.  Sera-t-il curieux et ouvert sur le monde qui l’entoure ?
Il est très attiré par les livres, et capable d’écouter de courtes histoires depuis ses 4 mois. Sera-t-il littéraire ?
Il adore donner des coups de pieds dans un petit ballon. Cela fera t-il de lui un footeux ?
Il rigole à chaque petit bruit, grimace, ou chatouille, et aime s’approcher de ma joue en ouvrant la bouche pour que je recule ma tête en disant « au secours, pas les bisous baveux », ce qui le fait éclater de rire. Sera t-il blagueur ?
Lorsqu’il y a des invités à la maison, il reste beaucoup plus discret et les observe silencieusement. Sera t-il timide ?
Demain, il sera un petit garçon et je l’observerai alors sûrement en me demandant quel genre d’adolescent il deviendra.
Et après demain il sera adolescent et je l’observerai sans doute en me demandant quel genre d’adulte il sera.
Tout ce que je souhaite, c’est qu’il garde cette joie de vivre pour toujours.
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La vague d’amour

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J’avais beaucoup entendu parler de ce sentiment incroyable d’amour inconditionnel ressenti à l’égard de ce petit être sans défense déposé sur nous, encore tout chaud et humide.

La première personne à m’en avoir parlé était tout simplement ma maman.

Et puis lorsqu’est venu mon tour, j’ai pu lire ou entendre dire cela à nouveau. Mais pas seulement. J’ai aussi était prévenue que cette vague d’amour ne vient pas forcément juste au moment de la découverte de ce tout petit bébé. Que cela peut prendre plus de temps… En heures, en jours, en semaines, parfois même en mois.
J’ai lu que c’était normal, qu’il ne fallait pas culpabiliser, que certains ont besoin de s’apprivoiser.

Je me suis donc préparée à cette éventualité.
Pourtant, chaque fois que j’imaginais ce jour où je pourrais voir et toucher mon petit bébé, chaque fois que je pensais au premier échange de regard entre lui et moi, les larmes montaient déjà.

Mini caribou est arrivé, a été brièvement déposé sur moi, et je n’ai rien ressenti de tel. Je n’ai même pas pleuré.
Quand son papa me l’a rapporté après plusieurs heures de séparation, j’ai ressenti un immense soulagement, mais toujours pas cette vague d’amour.
Oh bien sûr je l’aimais, je l’aimais de toute façon déjà bien avant sa naissance. C’était mon bébé.
Mais je n’ai rien ressenti de submergeant. La vague n’avait pas déferlé sur moi.

Alors je me suis souvenue de ce que j’avais pu lire ou entendre dire, et j’ai patienté.
J’avais pu lire plusieurs témoignages de maman racontant comment un jour, elles ont fondu en amour ( et souvent en larmes en même temps) devant leur bébé. Quelques jours, semaines ou mois après.

Alors j’ai patienté et observé, mais je ne me suis jamais  » prise » cette vague.

Pourtant cet amour que j’ai pu ressentir pour ce petit être qui grandissait en moi continue de grandir avec lui. Sans cesse.
Je n’ai pas vécu ce coup de foudre pour lui, mais un amour un peu plus grand chaque jour.

Non. Pas de vague pour moi, mais plutôt un filet d’eau douce et chaude, qui rempli en permanence un peu plus mon univers, et dans laquelle je me laisse emporter et flotter avec délectation. C’est ainsi que je l’aime mon petit caribou.

Ma préparation à l’accouchement (conseils de lecture)

Au Québec, il n’y a pas les cours de préparation prise en charge comme en France.
Enfin si, il y a des cours gratuits au CLSC, mais les échos que j’ai eu dessus n’étaient pas positifs. On m’a dit qu’on y parlait beaucoup de l’alimentation de la femme enceinte, pas mal d’allaitement, rapidement des soins du bébé, mais rien sur l’accouchement à proprement parler.

Quand je suis face à l’inconnu, à quelque chose qui m’angoisse, j’ai ce besoin de me documenter pour me préparer au mieux possible. Alors j’ai commencé par me documenter sur internet.

J’ai ainsi découvert l’haptonomie. Pratique qui se développe pas mal en France, mais encore assez rare au Québec. J’ai réussi à trouver une praticienne à 40km de chez nous, mais j’ai été découragée par les tarifs : 90$ de l’heure… comme ç ne se fait pas en une séance… ce n’était pas envisageable pour nous.

Je me suis inscrite à un cours de yoga pré natal au cours desquels on parlait parfois de l’accouchement, et qui a pu m’apporter des conseils sur la respiration pour gérer la douleur, ou quelques postures pendant le travail.
Mais cela n’était pas une préparation à l’accouchement à proprement parler. (ce n’était de toute façon pas le but des cours)

Comme j’étais en arrêt de travail et que je disposais donc de beaucoup de temps, je me suis inscrite à la bibliothèque et j’ai beaucoup lu.
Plusieurs livres se rapprochent et se répètent ; mais deux se sont distingués a mes yeux :

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Une naissance heureuse Isabelle Brabant

 

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Accouchement : la méthode Gasquet

Pour s’attaquer au premier, il faut aimer lire ! Il est très volumineux et plus écrit comme un « roman » que comme un « documentaire ». Moi qui aime les mots, j’ai adoré m’y plonger ! Il traite de la grossesse, de l’accouchement étape par étape, des interventions médicales possibles, du post accouchement. Sa particularité est de s’intéresser à l’aspect psychologique de cette grande aventure, tant pendant la grossesse que l’accouchement, mais aussi du changement qu’apporte l’arrivée d’un bébé dans nos vies.

Le second est plus technique mais tout aussi intéressant, et est pour moi un bon complément du livre d’Isabelle Brabant. On s’intéresse de près au corps, et Bernadette de Gasquet propose tout un tas de positions… Pendant la grossesse, mais surtout des postures lors du travail et de l’expulsion.
Le mot clé de ce livre est PHYSIOLOGIQUE, c’est à dire qu’on nous propose des positions qui sont le mieux adaptées pour aider bébé et protéger son périnée.
Car il faut le savoir… La position gynécologique la plus utilisée lors dès accouchement est conçue non pas pour le bébé ou la maman, mais pour le corps médical, lui permettant ainsi la  » meilleure vue » et le meilleur accès. Mais cette position ne protège pas du tout notre périnée et peut même compliquer la tâche de bébé. Elle propose alors quelques petites modifications toutes simples qui peuvent aider à limiter les défauts de la position gynécologique classique.
Dans ce livre l’accent est également mis sur la respiration, et Bernadette ( je me permets de l’appeler par son petit nom 😉 ) essaye de nous apprendre à pousser non pas en bloquant la respiration et en relevant la tête vers le sternum, mais en soufflant comme dans un ballon et en étirant le corps, préservant ainsi le périnée et prévenant la descente d’organe.
Une partie est aussi consacrée au post accouchement en nous conseillant des petits exercices tels que la fausse inspiration thoracique pour aider à replacer les organes et retonifier le périnée.
Ce livre nous propose et nous invite, et c’est ce que je souhaitais, de pouvoir être active lors de notre accouchement.

Enfin, la dernière étape de ma préparation a été d’assister à un cours privé en petit groupe de huit heures avec un doula.
Le cours reprenait l’anatomie pour expliquer le chemin que devait parcourir bébé, les diffenrentes étapes de l’accouchement, la gestion de la douleur, les interventions possibles etc.
Il était très intéressant mais ne m’a rien appris de plus que ce que j’avais déjà pu lire dans les deux livres que je vous ai cités précédemment. Mais un petit rappel ne fait pas de mal !
Après le cours, nous avons reçu par e-mail un code d’accès à une partie privée du site internet pour pouvoir lire divers documents sur l’accouchement. J’ai ainsi pu découvrir quelques points d’accu pression qui m’ont été bien utiles lors des contractions !!

Et vous ? Quelle préparation à l’accouchement avez vous choisi ?

Diversification : méthode française ou québécoise ?

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Donner le sein ou le biberon ?
Faire dormir bébé seul ou dans notre chambre ?
Tétine ou pas de tétine ?
Le laisser pleurer ou non ?

Être parent nous confronte sans arrêt à de nouveaux choix. Et l’introduction du solide dans l’alimentation de bébé nous met face à tout un arsenal de nouvelles questions :

Quand commencer ?
Par quoi commencer ?
Petits pots du commerce ou maison ?
Bref je pourrais continuer la liste encore longtemps !

La théorie :

Au Québec, chaque bébé est livré avec un mode d’emploi : Mieux vivre avec son enfant ( trêve de plaisanterie, c’est un guide complet et fort intéressant qui traite à peu près tous les sujets sur les bébés, mais aussi la grossesse)

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Il est donc recommandé de commencer par des céréales pour bébé ( généralement de riz puis orge puis avoine) pour leur apport en fer.
On conseille ensuite d’introduire la viande et le poisson ( toujours pour leur apport en fer) mais aussi œuf, tofu, légumineuses.
Puis « après un certain temps » de proposer les légumes et les fruits.
Puis à partir de 9 mois le lait de vache et ses substituts ( yaourt, fromage).
Il est précisé qu’il n’est pas nécessaire de tester tous les aliments d’une catégorie avant de commencer à en introduire une autre, mais de proposer des aliments riches en fer à deux repas, puis quatre.
Il n’y a pas de recommandation sur les quantités. On conseille de se fier à l’appétit de bébé. On ne cherche pas à réduire l’apport en lait. Au contraire. Il est dit que généralement bébé commencera à diminuer ses quantités de lait de lui même vers 9 mois.

En France, ( d’après le site manger bouger) il est au contraire généralement conseillé de commencer par les légumes, en petite quantité ( quelques cuillères) que l’on augmentera progressivement, puis d’introduire les fruits ( toujours en quantité progressive).
Puis d’introduire la viande, toujours en petit quantité au départ.
Mais on ne recommande pas de céréales.

Une chose sur laquelle Canada et France s’accordent : on propose un aliment trois jours de suite avant d’en présenter un nouveau ( pour surveiller les risques d’allergies).

Que faire alors ?
Comme on peut le voir, l’alimentation est quelque chose de très culturel. Et mes origines ont dû primer puisque mon choix s’est porté sur la méthode française.

Le papa avait hâte de faire découvrir de nouveaux aliments au petit caribou. Moi je ne voulais pas précipiter les choses, je voulais attendre de le  » sentir prêt  » et donc commencer à 5 mois si il montrait des signes ou bien attendre 6 mois.

Et dans la pratique ?

Dans la pratique ça ne s’est pas exactement passé ainsi…
A la visite des 4 mois ( et demi) de petit caribou, l’infirmière s’est inquiétée ( et surtout m’a inquiétée) devant son poids : 6,440kg pour 66cm… Elle m’a dit qu’il était tout en bas de la courbe et qu’il fallait faire attention. Elle m’a demandé quelle quantité il buvait ( environ 750ml de lait par jour d’après mes souvenirs) et m’a dit que ce n’était pas assez… Qu’à son âge il était sensé boire 900ml et qu’il fallait que j’arrive à le faire manger d’avantage…
Elle m’a alors conseillé de commencer à lui donner des céréales dans du lait afin de lui faire avaler un peu plus de lait, et de lui apporter par la même occasion un peu plus de calories. J’ai suivi son conseil. Petit caribou a adoré les céréales, et adoré manger à la cuillère ! A tel point qu’il s’est mis à refuser le biberon… Il ne voulait plus que les céréales !! Mais je ne me voyais pas le  » gaver » de céréales, j’avais peur de lui dérégler son équilibre alimentaire… J’ai donc rappelé l’infirmière pour lui demander quoi faire.
Elle n’a pas pu me donner de solution, elle ne comprenait pas… Elle m’a dit qu’un bébé d’à peine 5 mois ne peut pas avoir une réflexion assez poussée pour refuser de boire son biberon en se disant qu’il aura des céréales à la place.
De plus, alors qu’il faisait ses nuits depuis ses deux mois ( oui oui on peut faire des envieux !) petit caribou s’est mis à pleurer plusieurs fois par nuit… J’ai remarqué que c’était depuis que je lui donnais des céréales le soir, et lorsque j’ai supprimé celles ci, il s’est miraculeusement remis à faire ses nuits !
J’ai donc décidé de continuer à ma manière et de commencer l’introduction des légumes  » à la française ». Et c’est une réussite.
Je continue de lui donner des céréales occasionnellement… Je dois dire plus par  » bonne conscience » que par conviction.
A la visite des six mois l’infirmière ne comprenait pas trop mes choix, elle insistait sur l’importance de donner des céréales à chaque repas, et de vite introduire la viande !
Elle m’a redit qu’il était tout en bas de la courbe de poids ( 7kg pour 70cm à 6 mois) et qu’il ne buvait toujours pas assez de lait ( il boit toujours 750ml par jour en plus des petits pots.)
Elle m’a dit qu’il fallait d’abord lui faire boire son lait, puis lui proposer le petit pot après une pause de 30mn.
Parallèlement à cela elle ne m’a pas conseillé de passer au lait deuxième âge. Lorsque je lui ai demandé quand le faire elle m’a répondu que je n’étais pas obligée, que je pouvais continuer à donner le même lait et passer directement au lait de vache vers 9-12 mois.

J’ai décidé de me poser moins de questions, et de me faire plus confiance.
Je continue donc à lui faire boire son biberon puis donner la purée sans attendre ( de toute façon il mange super bien les légumes et les fruits), de limiter les céréales et introduire tout doucement la viande un peu avant ses 7 mois. Je suis passé au lait deuxième âge qui est plus riche en fer.
Et je ne veux pas faire de fixation sur son poids. Je me souviens avoir entendu ma mère me raconter que dès bébé j’avais un petit appétit et ne finissait jamais mes biberons… Devant l’inquiétude de ma mère mon pédiatre lui avait répondu  » elle grandit, elle grossit, elle progresse, et elle n’est jamais malade ! Que demander de plus ? ».
C’était certes il y a 29 ans, mais je pense que cette remarque reste pleine de bon sens aujourd’hui. Alors je cesse de m’inquiéter.

Suivi de la maman en post natal au Québec : le périnée un tabou ?

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Comme je l’expliquais dans mon récit d’accouchement, la durée du séjour à l’hôpital pour un premier bébé est de 48 heures quand tout va bien. ( en théorie… Moi on m’a faite sortir moins de 48 heure malgré ma tension non stabilisée et mes douleurs…)
Là docteur qui a signé mon bon de départ m’a demandé si je souhaitais qu’elle me prescrive un contraceptif ou si j’attendais de revoir ma docteur. Je pensais avoir une consultation au bout de 15 jours donc j’ai indiqué préférer attendre… Mais non ! Je ne verrais pas mon docteur avant les deux mois de mon bébé ! ( ça je ne l’avais pas compris…)

L’infirmière qui passe à domicile deux jours après le retour à la maison pour ausculter bébé prend aussi un moment pour discuter avec la maman, savoir comment elle se sent physiquement et mentalement.

L’infirmière rencontrée aux 2 semaines de bébé reposera les même questions.

Mais pas de reconstruction avec le docteur avant deux mois, et la visite ne concernera que bébé….

J’avais appris pendant ma grossesse qu’il n’y avait pas de rééducation systématique du périnée au Québec comme cela se fait en France. Et la docteur qui me suivait au début de ma grossesse et qui était alors enceinte pour la deuxième fois m’avait même dit  » après mon accouchement je m’échappais un peu quand j’éternuais, mais c’est normal ! »
Ah ? On considère donc ça normal ? Personnellement je n’ai pas très envie que ça m’arrive….
Je pensais tout de même ( très naïvement) qu’il y aurait un minimum de suivi, qu’on vérifierai l’état du périnée, qu’on me poserait des questions à ce sujet, qu’on me conseillerait des petits exercices à faire chez moi… Mais RIEN
Est ce que c’est un tabou ??

Il est tout de même possible de demander une rééducation du périnée auprès d’un physiothérapeute, mais ce n’est pas pris en charge et une consultation auprès d’un tel,spécialiste coûte environ 80$.

J’ai lu Bernadette de Gasquet pendant ma grossesse, et j’ai pensé à faire quelques exercices dès le lendemain de mon accouchement, et les jours suivant ( j’aurais voulu le faire immédiatement après, mais j’avais d’autres préoccupations :-p )

Par chance, je n’ai pas de problème de fuite… ( ouf ouf ouf) Mais est ce que tout est revenu « bien comme il faut » ? ça je l’ignore…. Et j’espère ne pas le découvrir dans plusieurs années…

13 novembre… je ne sais plus

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Depuis vendredi soir j’essaye d’écrire sur les événements à Paris, en vain…
Les mots se bousculent encore tous tremblants d’émotion et de tristesse.
Les trois jours de deuil national sont passés, mais aujourd’hui je me sens toujours en deuil.

Ma première pensée en me levant chaque matin se dirige vers toutes ces victimes et familles endeuillées, et mon premier réflexe est celui d’aller voir les informations sur internet des fois que quelque chose se serait passé… Encore…

Mon petit caribou lui continue ses pitreries et me redonne le sourire quelques instants. Pourtant c’est à lui que j’ai mal…

Dans quel monde est ce que je l’accueille ? Dans quel monde va t-il grandir ? Quel avenir pour lui ?

Et puis cette question en boucle tourne dans ma tête : Est ce qu’on devrait rentrer en France ou rester ici au Québec ?

Dans nos projets, le retour en France se précisait et s’imposait de plus en plus… Nous adorons le Québec mais je ne parviens pas à trouver ma place professionnellement ici.
Et puis il faut avouer aussi que famille et amis commencent à nous manquer, et depuis notre changement de région ici, nous nous retrouvons encore plus isolés…

Alors je tourne et retourne ces pensées dans ma tête, je suis en boucle sans trouver de réponse, sans parvenir à passer à autre chose…

Les décisions sont tellement difficile à prendre lorsque l’on sait que désormais  nous ne seront plus les seuls à en être impactés….

Le suivi médical de bébé au Québec

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Tout comme le suivi de grossesse, le suivi de bébé au Québec ne se passe pas tout à fait comme en France.

Déjà je le rappelle. Sitôt arrivé sitôt expédié : pour un accouchement par voie basse, la sortie se fait habituellement 48 heures après la naissance ( même pas 48 heures dans mon cas malgré des complications pour moi). Même pour un premier bébé !

Une infirmière du CLSC passe ensuite à domicile deux ou trois jours après le retour à la maison. Elle ausculte bébé, vérifie la prise de poids, demande comment il mange et est prête à répondre à toutes les interrogations des jeunes parents.

Le premier rendez-vous chez le médecin se fait à deux semaines. Et à ma grande surprise, nous n’avons même pas vu le docteur mais seulement l’infirmière ! Pour le même type d’examen : auscultation du bébé, prise de poids, mesure de la taille, de la tête, interrogations sur l’alimentation et les selles. Tout est parfait !

Le premier « vrai » rendez-vous avec le docteur a ensuite lieu à… 2 mois ! Une première partie du rendez vous se fait d’abord avec l’infirmière qui ausculte et prends toutes les mensurations habituelles de bébé avant de faire les premiers vaccins. Bébé à alors droit à deux piqûres ! Une dans chaque cuisse… ( autant dire que pour le cœur de maman aussi c’est dur…) et en cadeau bonus un vaccin oral contre le rota virus. On ne m’a jamais demandé quels vaccins je voulais ( en même temps je ne sais pas si en France on pose la question ou fait d’office également ? )
Petit caribou a bien sûr hurlé de douleur dès la première injection… Et il a fallu attendre la deuxième avant de pouvoir le consoler d’un gros câlin…..
Après tout cela : retour dans la salle d’attente avant d’être appelés par le docteur qui va déshabiller et regarder bébé sous toutes les coutures.
La docteur me confirme ce que je pensais : petit caribou a un début de plagiocéphalie du côté droit. C’est très léger mais elle m’invite à consulter un physiothérapeute pour avoir un avis plus professionnel. ( je m’attarderai là dessus lors d’un prochain article)
Après cela on peut rhabiller bébé et revenir dans… 2 mois !

A 4 mois : même topo. Une première consultation par l’infirmière qui prend les mensurations de bébé, questionne sur son alimentation et son développement moteur, puis fait les vaccins ( les mêmes que la première fois) avant de nous envoyer voir le docteur.
Bon, ça c’était la théorie… En pratique je me présente à l’accueil pour signaler ma présence, la secrétaire me dit alors  » mais madame, vous aviez rendez-vous hier.  »
 » comment ? Mais ce n’est pas possible j’ai rendez-vous le 14 ! » « Nous sommes le 15 madame…. » Je vous épargne le chapitre sur ma culpabilité ++++ et mon sentiment d’être une mère irresponsable doublée d’un boulet. On me donne un autre rendez vous avec l’infirmière le lendemain mais je ne pourrais pas voir le médecin… Mon bébé sera donc resté 4 mois sans voir de docteur…

Je n’ai pas encore passé la visite des six mois. Mais j’imagine qu’elle se déroulera comme les précédentes…
Les prochains vaccins n’auront lieu qu’à 12 mois ! Je me demande si bébé aura tout de même droit à une visite de contrôle d’ici là ( avis aux mamans du Québec qui passent par là ? 🙂 )

J’étais assez surprise de voir qu’il y avait si peu de contrôles, surtout les tous premiers mois de bébé… Je me suis vite rassurée sur le fait qu’il profitait bien en le voyant remplir de plus en plus ses petits pyjamas, et heureusement petit caribou est et a toujours été un bébé plutôt facile qui ne nous fait pas trop inquiéter, heureusement !